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Cher ami lecteur, tu es le e visiteur. La Paix soit avec toi.

Dimanche 18 mai 2008

Chers amis lecteurs,

J’ai publié il y a quelques semaines sur mon site Dailymotion une vidéo dans laquelle le Cardinal Jean-Marie Lustiger faisait part sur Radio Notre Dame de son interprétation du « Voici ta mère » adressé par Jésus à St Jean depuis la Croix, quelques instants avant de « rendre l’esprit ». Dans ce clip, le regretté Cardinal Lustiger faisait remarquer que la parole réellement prononcée par Jésus était : « Voici LA Mère », et non « Voici TA Mère », ce qui n’est pas sans signification, selon lui, sur le rôle de la Vierge Marie dans l’économie du Salut.

Ce petit clip m’a valu un dialogue « serré » avec un frère protestant dont je reproduis ici la teneur, en ce dimanche du mois de mai, « le plus beau mois de l’année », spécialement consacré dans l’Eglise à la Vierge Marie, notre Maman du Ciel !


Voici ta mère
envoyé par Maemray

 

Frère Protestant : « Quel déformateur de la Parole de Dieu, cette éminence. Jésus n'a jamais dit voici LA mère, mais voici TON fils et voici TA mère. Quel mensonge effronté : il déforme la Parole de Dieu, ce menteur et blasphèmateur. Malheur à ceux qui déforment la Parole ! Regarde dans la Bible de Jérusalem : elle dit « VOICI TA MÈRE ». Marie n'a rien à voir avec le salut. Rien. »

Maemray (mon nom de « guerre »…) : Cher ami, ignores-tu que la Bible n'a pas été rédigée en Français?

FP : « Jean 19.26 : Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà TON fils. 27 : Puis il dit au disciple : Voilà TA mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Maemray, ta vidéo est le mensonge d'un hérétique déformateur de la Parole de Dieu. »

M : Ben voyons!

FP : « Maemray, lis-tu ta bible ? Regarde dans la version catholique, la Bible de Jérusalem, et tu verras que ce prêtre est un menteur. La version Louis-Segond dit la même chose. »

M : Et toi cher ami, as-tu étudié l'Evangile de Jean ? Je veux dire : en sa version originale, grecque ?

FP : « Si la version grecque n'est pas la même que le français, pourquoi la version catholique n'a pas écrit voici LA mère ? Pourtant, c'est bien eux qui ont fait la traduction. Ceci est une hérésie de l'église catholique pour t'amener dans l'idolâtrie et un dogme anti-biblique comme la prière à Marie d'ailleurs, car Jésus nous a montré comment prier. Marie est-elle celle qui va te sauver ? (…) Et pour ce qui est de ce texte de l'évangile de Jean, sais-tu pourquoi Jésus a dit à Jean voici ta mère ? »

M : Je suis sûr que tu vas me le dire...

M : Ce qui est amusant, c'est que tu n'as pas l'air de te soucier plus que cela de la traduction grecque de l'Evangile. Je te comprends en un sens... Tu préfères la traduction française catholique (imparfaite, comme toutes les traductions) qui est (à première vue) plus conforme à ton interprétation de l'Evangile (dont j'attends avec impatience l'énoncé précis). Mais avoue quand même qu'il est étonnant que l'Eglise catholique n'ait pas retenu une traduction plus mot à mot du texte grec inspiré, qui lui aurait permis de défendre plus facilement sa conception de la maternité spirituelle de Marie à l'égard des disciples du Christ.

FP : « Jésus a dit à Jean voici TA mère car il était Dieu. Et Dieu, contrairement à ce que l'église catholique affirme, Dieu n'a pas de mère. Et la situation du temps, Jésus confie à son disciple sa mère dans son humanité et non dans sa divinité pour en prendre soin. Il faut faire la différence entre mère de Jésus et mère de Dieu. Marie ne peut-être la mère de Dieu car elle est une pécheresse (Luc 1-46-48, Galates 4:4). Sinon, c'est de dire que Marie est une déesse ou la reine des cieux, et c'est ce qu'elle n'est pas. Ceci une hérésie de l'église catholique. Et si tu me crois pas, je te demande de me dire où il est écrit dans la Bible la mère de Dieu. »

M :
« je te demande de me dire où il est écrit dans la Bible la mère de Dieu. » Eh bien dans l'Evangile de Luc, lorsque Marie visite sa cousine Elisabeth, celle-ci s'écrie : "Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi" (Lc 1. 43)! Réaction très étonnante à la vérité, car Elisabeth sait bien que Marie porte Jésus en son sein ; elle sait aussi qu'il est son Seigneur et son Dieu. Mais pourtant, elle ne s'écrie pas : "Comment ai-je ce bonheur que mon Seigneur vienne jusqu'à moi", mais "comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi".

FP :
« Je pense que tu fais erreur entre le mot Seigneur et Dieu. Comprends-tu que Marie a accouché de la nature humaine de Jésus mais pas de sa divinité. Marie est une pécheresse et elle est sous la loi (Galate 4:4). Avant que Jésus naisse, il était Dieu, il fait parti de la Trinité depuis toujours. C'est lui qui a décidé de venir en chair et en os sur terre. Regarde dans l'Ancien Testament : quand on parle de l'Ange de l'Eternel, c'est de Jésus qu'on parle. Marie n'a pas cette nature divine ; elle ne peux donc être la mère de Dieu. »

M :
Nous sommes donc d'accord. L'Eglise catholique ne dit rien d'autre que ce que tu dis toi-même (à la "pécheresse" près...). C'est comme cela qu'elle entend l'expression "Mère de Dieu". Jamais elle n'a prétendu et enseigné que Marie serait la Mère de la nature divine du Verbe éternel du Père! Marie est la Mère de Dieu parce qu'elle la mère de Jésus qui est Dieu. Tout simplement.

FP :
« Je comprends ton point de vue, mais ce qui est grave dans l'église catholique, c'est qu'elle en fait (de Marie) un objet de culte et d'idolâtrie. Le premier commandement tu connais ? »

M :
L'idôlatrie consiste à mettre une créature à la place de Dieu. Ce n'est pas ce que fait l'Eglise catholique au sujet de Marie. Dieu seul est Dieu. Marie est la Mère de Jésus ; elle n'est la Mère de Dieu que parce qu'elle est la Mère de Jésus qui est Dieu. Il n'y a donc pas violation du premier commandement.

Mais puisque tu cites les 10 commandements, je me permets de te rappeler aussi le 4e : "Honore ton Père et ta Mère". Il n'est pas étonnant que Jésus, qui est Dieu mais qui est aussi un homme, souhaite honorer de manière particulière sa maman selon la chair. Comme il est évident, si nous voulons être fidèles aux commandements de Dieu, que nous devons honorer Marie comme notre propre Mère, puisqu'elle nous a été confiée comme telle par Jésus lui-même.

FP :
« Je vais te dire pourquoi c'est est un culte idolâtrique dans l'église catholique. Je connais des catholiques qui ne voient plus Jésus, mais seulement Marie. C'est ça le danger. Les gens croient : priez la vierge, mais dans le fond c'est le diable qui se sert de Marie pour l'adorer lui. Regarde les paroles de Marie, et je suis sûr que Marie ne demande pas qu'on porte attention à elle. Mais le diable dans sa ruse se sert de ceci. Je pense que tu ne comprends pas toute la portée du premier commandement. Le Tout veux dire tout à Dieu et à Lui-Seul, et il n'y a pas place pour les autres c'est en Dieu seul qu'il faut mettre toute notre confiance. Connais-tu le plan du salut ? »

M :
« dans le fond c'est le diable qui se sert de Marie pour l'adorer lui ». C'est marrant, la Bible dit exactement le contraire : que le diable va se déchaîner à la fin des temps... contre Marie et ceux qui la prennent pour Mère!

FP :
« Je n'ai jamais vu ceci dans la Bible. Si tu fais allusion à la femme qui attend un enfant et qui va allaiter dans le désert, c'est le peuple d'Israël. Connais-tu le plan du salut ? La femme couronnée de 12 étoiles, c'est l'église et les 12 tribus d'Israël. »

M : Relis le chapitre 12 de l'Apocalypse. Verset 5 : "la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations" (qui donc a mis Jésus au monde?) Et le verset 17 : "le Dragon se mit en colère contre la Femme, et s'en alla faire la guerre contre le reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus." Ton opposition farouche envers ceux qui ont pris Marie pour Mère ne m'étonne donc pas vraiment. Tu accomplis ainsi les Ecritures.

FP :
« Relis toi : les 144,000 élus du livre de l'Apocalypse qui sont les 12 tribus d'Israël. Marie n'est pas la femme avec 12 étoiles. Jésus est l'église et non Marie ! »

FP : « Commentaires Bibliques Apo. 12 : v1 - Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; - Ce signe au ciel annonce une nouvelle section. Il y a un lien avec l’ouverture du temple de Dieu au ciel, du verset 11:19. La femme fait allusion au rêve de Joseph (Gn 37:7) et alors, elle représente les douze tribus d’Israël. Le rêve de Joseph montre le soleil, la lune et onze étoiles qui se prosternent devant lui, une vision qui se réalise lorsqu’il devient le bras droit du Pharaon et ses frères se prosternent devant lui (Gn 43:26-29). La femme symbolise les élus, notamment les élus de l’Ancien Testament qui donnent naissance au Christ (verset 5) et plus loin elle symbolise les élus du Nouveau Testament (verset 17). »

FP :
« Jean voit une continuation entre les élus de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament (voir 21:12-14). Wilson dit « Dans les écritures, il n’y a pas de ligne précis entre la vraie Israël et la nouvelle Israël, car le peuple de la promesse est un seul peuple, qu’il vit avant ou après la venue du Christ ». Dans ce verset, la femme symbolise clairement les élus de l’Ancien Testament. Comparez la gloire céleste de cette femme, qui représente les élus (la femme Ep 5:22) avec la prostituée étincelante qui symbolise le monde dans Ap 17:4. Cette femme-ci, est en contraste avec la prostituée, et la Reine du ciel. »

FP : « v2 - elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. - (cf. Is 26:17, 66:7-8, Mi 4:10) ceci représente sans doute les tentatives pour tuer l’enfant, qui est le Christ, avant sa naissance. Voir Gn 3:15, où on voit de l’hostilité entre l’humanité et le Diable, et l’enfant promis écrasera la tête du serpent. Verset 4, le Dragon joue le rôle de sage femme et se trouve là pour tuer l’enfant à la naissance. Satan tente, ensuite, de détruire la graine promise, et on retrouve divers événements dans l’Ancien Testament où l’on essaie de détruire le lignage d’où naîtra le Christ. »

FP : « v3 - Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge-feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. - Un second « signe » apparaît au ciel. Maintenant il voit le signe du dragon, ce qui souligne la nature symbolique de ces visions. C’est la première fois que l’on voit le dragon rouge-feu, qui est le serpent de Gn 3:1. Le dragon est l’introduction des deux ennemis à l’extérieur de l’église, Satan et le Monde, l’ennemi de l’intérieur est la chair. Le dragon est rouge-feu à cause du sang qu’il a répandu, car il fut homicide dès le commencement (Jn 8:44). Les dix cornes indiquent la force et les sept couronnes indiquent son autorité. Les couronnes sont des couronnes royales (diadema) et non pas les couronnes de la victoire comme portées par la femme. »

FP : «
 Les couronnes royales sont portées par le dragon, par la Bête (13:1) et par le Christ, 19 :2. Les sept têtes (sept symbolise l’état complet) signifient sans doute son intelligence, ou ses formes diverses. Comparez cela avec les sept têtes de la Bête, 13:1. Comparez cela également avec l’Agneau, 5:6, qui avait sept cornes mais une seule tête. Notez, on appelait le Pharaon, le dragon, Ez 29:3. »

FP : « v4 - Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. - ceci indique sans doute les anges déchus, c’est à dire, les démons. Lorsque Satan fut jeté du ciel, il amena ses démons avec lui, Ap 12:7, Dn 8:10. »

FP : « v4 - En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. - Ici on trouve une allusion au roi Hérode qui tenta de tuer Jésus à sa naissance, Mt 2:16. Hérode est une sorte d’Antéchrist. Cela nous rappelle un événement similaire lorsque le Pharaon essaie de tuer les enfants mâles (Ex 1:15-16). Le dragon essaie d’empêcher la naissance de celui qui va lui écraser la tête (Gn 3:15). On a essayé de tuer le Christ pendant sa vie, mais peuvent le faire seulement quand son heure est venue. Cela fait le parallèle avec les deux témoins, qui sont intouchables avant la fin de leur témoignage. »

FP : « v5 - Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; - Cependant, le dragon ne réussit pas à détruire l’enfant mâle. Au cas où nous doutons quant à l’identité de l’enfant, il est l’enfant mâle « celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer », une référence au psaume 2:9. L’enfant mâle est Jésus. On retrouve cette référence au psaume dans Ap 1:27 et Ap 19:15. Le mot « mener » signifie « pasteur » mais, dans le contexte de 19:15, ce passage signifie qu’il frappera les nations lors de son avènement. Mounce donne l’explication suivante : « Mener avec un sceptre de fer suppose détruire plutôt que régner de façon sévère. Le pasteur mène ses brebis et les protège des bêtes féroces. Son sceptre est une arme de défense. Le sceptre du Messie est un sceptre de fer, il est fort et ne se plie pas dans sa mission de jugement. »

M : Cher ami, ton interprétation de l'Apocalypse est intéressante, et j'y souscris pour l'essentiel, mais qu'est-ce qui te permet d'affirmer qu'elle est la seule possible ? Si Jésus est « l’enfant mâle » du livre de l’Apocalypse, qu’est-ce qui interdit de penser que Marie soit la « Femme » qui l’a mis au monde, celle-là même contre laquelle le démon se met en colère, et à la descendance de laquelle il s’en va faire la guerre, la « descendance » n’étant pas restreinte dans ce passage au seul enfant mâle-Jésus, mais étendue à tous « ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus » ? Cette interprétation aurait en tous les cas l’avantage d’expliquer pourquoi Jésus sur la Croix présente Marie à Saint Jean (l’auteur du livre de l’Apocalypse !) non pas seulement comme SA Mère à lui Jésus (v.25) ou à St Jean (v. 27), mais comme LA Mère (v. 26)… LA Mère de l’Eglise, la Mère de tous « ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus », LA Mère par excellence, dont le rôle est d’enfanter à la vie nouvelle les hommes rachetés par la Croix du Christ.

par Matthieu BOUCART publié dans : Marie communauté : Notre Dame de La Salette
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Samedi 17 mai 2008

En cette veille de la fête de la Sainte Trinité, je vous propose d'entrer dans la méditation de ce grand mystère qui est au coeur de notre foi avec le Père Guy Pagès, auteur d'une série de clips remarquables à ce sujet sur son site Dailymotion.

Aujourd'hui, le Père Pagès nous invite à prendre conscience de l'importance de ce mystère - dont découlent tous les autres mystères de notre foi ; de son incompréhensibilité en même temps que de son intelligibilité.
 

par Matthieu BOUCART publié dans : Audio-vidéo communauté : Praedicatho.com
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Vendredi 16 mai 2008

Extrait du Message du Pape Benoît XVI pour la XVe Journée Mondiale des Malades, le 11 février 2007

 

Etre malade comporte inévitablement un moment de crise et une sérieuse confrontation avec sa propre situation personnelle. Les progrès dans les sciences médicales offrent souvent les instruments nécessaires pour affronter ce défi, tout au moins en ce qui concerne ses aspects physiques. Cependant, la vie humaine a ses limites intrinsèques et, tôt ou tard, elle se termine par la mort. Il s'agit d'une expérience à laquelle chaque être humain est appelé et à laquelle il doit être préparé. Malgré les progrès de la science, on ne peut pas trouver de traitement pour chaque maladie et ainsi, dans les hôpitaux, dans les hospices et dans les maisons du monde entier, nous rencontrons la souffrance d'un grand nombre de nos frères et soeurs incurables et souvent en phase terminale. En outre, des millions de personnes dans le monde vivent encore dans des conditions insalubres et n'ont pas accès aux ressources médicales nécessaires, souvent même à celles de base, avec pour résultat que le nombre d'êtres humains considérés comme "incurables" a beaucoup augmenté (…).

A présent, je m'adresse à vous, chers frères et soeurs qui souffrez de maladies incurables ou en phase terminale. Je vous encourage à contempler les souffrances du Christ crucifié et, en union avec Lui, à vous adresser au Père avec une confiance totale dans le fait que toute la vie, et la vôtre en particulier, est entre ses mains. Sachez que vos souffrances, unies à celles du Christ, se révéleront fécondes pour les besoins de l'Eglise et du monde. Je demande au Seigneur de renforcer votre foi dans Son amour, en particulier au cours de ces épreuves que vous affrontez. Je forme le voeu que, partout où vous êtes, vous trouverez toujours l'encouragement et la force spirituelle nécessaires pour nourrir votre foi et vous conduire plus près du Père de la Vie. A travers ses prêtres et ses collaborateurs pastoraux, l'Eglise désire vous assister et être à vos côtés, en vous aidant à l'heure du besoin et en manifestant ainsi la miséricorde pleine d'amour du Christ envers ceux qui souffrent.


Lire le texte intégral du Message du Pape Benoît XVI 

par Matthieu BOUCART publié dans : Benoit XVI communauté : Communauté de prière
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Jeudi 15 mai 2008

Extrait de l’Audience Générale du 20 décembre 2006 du Pape Benoît XVI.

L'humanité de notre temps attend-elle encore le Sauveur ? On a la sensation qu'un grand nombre de personnes considèrent Dieu comme étranger à leurs propres intérêts. Elles n'ont apparemment pas besoin de Lui ; elles vivent comme s'il n'existait pas et, pire encore, comme s'il constituait un "obstacle" à supprimer pour se réaliser soi-même.

Même parmi les croyants – nous le savons –, certains se laissent attirer par des chimères fascinantes et distraire par des doctrines erronées qui proposent des raccourcis pour obtenir le bonheur.

Pourtant, malgré ses contradictions, ses angoisses et ses drames, et peut-être précisément en raison de ceux-ci, l'humanité cherche aujourd'hui une voie de renouveau, de salut, cherche un Sauveur et attend, parfois inconsciemment, l'avènement du Sauveur qui renouvelle le monde et notre vie, l'avènement du Christ, l'unique véritable Rédempteur de l'homme et de tout l'homme.

Certes, de faux prophètes continuent de proposer un salut "à bas prix", qui finit toujours par engendrer des déceptions cuisantes. Précisément l'histoire des cinquante dernières années démontre cette recherche d'un Sauveur à "bas prix" et souligne toutes les déceptions qui en sont issues. Notre tâche de chrétiens est de diffuser, à travers le témoignage de notre vie, la vérité de Noël, que le Christ apporte à chaque homme et à chaque femme de bonne volonté. Naissant de la pauvreté de la crèche, Jésus vient pour offrir à tous cette joie et cette paix qui seules peuvent combler l'attente de l'âme humaine.

Mais comment nous préparer et ouvrir notre coeur au Seigneur qui vient? (…) Ecoutons, à ce propos, l'exhortation de saint Maxime, Evêque de Turin (…) : "Alors que nous nous préparons à accueillir le Noël du Seigneur, revêtons-nous d'habits sans taches. Je parle des vêtements de l'âme, non pas de ceux du corps. Ne nous habillons pas avec des habits de soie, mais avec des oeuvres saintes! Les vêtements fastueux peuvent couvrir les membres, mais n'ornent pas la conscience".



 Lire le texte intégral de l'Audience Générale du Pape Benoît XVI 

par Matthieu BOUCART publié dans : Benoit XVI communauté : Diverses croyances...
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Mardi 13 mai 2008

Extrait du Message Urbi et Orbi du Pape Benoît XVI prononcé en la fête de Noël, le 25 décembre 2006.

 

« Aujourd’hui, un Sauveur nous est né ».

 

Cette nuit, une fois encore, nous avons entendu dans nos églises cette annonce qui, malgré la suite des siècles, conserve intacte sa fraîcheur. C’est une annonce venue du ciel, qui invite à ne pas craindre parce qu’a jailli « une grande joie pour tout le peuple » (Lc 2, 10). C’est une annonce d’espérance parce qu’elle fait savoir que, une nuit, il y a plus de deux mille ans, « est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur » (Lc 2, 11). Aux bergers qui se trouvaient alors sur la colline de Bethléem, comme à nous aujourd’hui, habitants de notre terre, l’Ange de Noël répète : « Le Sauveur est né ; il est né pour vous ! Venez, venez l’adorer » !

 

Mais, pour l’homme du troisième millénaire, un « Sauveur » a-t-il encore une valeur et un sens ? Un « Sauveur » est-il encore nécessaire pour l’homme qui a rejoint la Lune et Mars, et qui se prépare à conquérir l’univers ; pour l’homme qui recherche sans limites les secrets de la nature et qui réussit même à déchiffrer les codes prodigieux du génome humain ? A-t-il besoin d’un Sauveur, l’homme qui a inventé la communication interactive, qui navigue sur l’océan virtuel d’Internet et qui, grâce aux technologies les plus modernes et les plus avancées des mass média, a fait désormais de la terre, cette grande maison commune, un petit village global ? L’homme du vingt et unième siècle se présente comme l’artisan de son destin, sûr de lui et autosuffisant, comme l’auteur enthousiaste d’indiscutables succès.

 

Cela semble être ainsi, mais ce n’est pas le cas. En ce temps d’abondance et de consommation effrénée, on meurt encore de faim et de soif, de maladie et de pauvreté. Il y a aussi l’être humain réduit en esclavage, exploité et offensé dans sa dignité ; celui qui est victime de la haine raciale et religieuse, et qui, dans la libre profession de sa foi, est entravé par des intolérances et des discriminations, par des ingérences politiques et des pressions physiques ou morales. Il y a celui qui voit son corps et le corps de ses proches, tout particulièrement des enfants, mutilés par l’utilisation des armes, par le terrorisme et par toute sorte de violence, à une époque où tous invoquent et revendiquent le progrès, la solidarité et la paix pour tous. Et que dire de la personne qui, privée d’espérance, est contrainte de laisser sa maison et sa patrie, pour chercher ailleurs des conditions de vie dignes de l’homme ? Que faire pour aider la personne qui, trompée par des prophètes de bonheur facile, celle qui, fragile sur le plan relationnel et incapable d’assumer des responsabilités stables pour sa vie présente et pour son avenir, en arrive à marcher dans le tunnel de la solitude et finit souvent esclave de l’alcool ou de la drogue ? Que penser de celle qui choisit la mort en croyant chanter un hymne à la vie ? Comment ne pas voir que c’est justement du fond de l’humanité avide de jouissance et désespérée que s’élève un cri déchirant d’appel à l’aide ?

 

C’est Noël : aujourd’hui dans notre monde entre « la vraie Lumière, qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9). « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (1, 14), proclame l’évangéliste Jean. Aujourd’hui, oui aujourd’hui, le Christ vient à nouveau « chez les siens » et, à celui qui l’accueille, il donne « le pouvoir de devenir enfant de Dieu »; il nous est ainsi donné de voir la gloire divine et de partager la joie de l’Amour, qui s’est fait chair pour nous à Bethléem. Aujourd’hui, encore aujourd’hui, « notre Sauveur est né dans le monde », parce qu’il sait que nous avons besoin de lui. Malgré les nombreuses formes de progrès, l’être humain est resté ce qu’il est depuis toujours : une liberté tendue entre bien et mal, entre vie et mort. C’est précisément là, au plus intime de lui-même, dans ce que la Bible nomme le « cœur », qu’il a toujours besoin d’être « sauvé ». Et, à notre époque post-moderne, il a peut-être encore plus besoin d’un Sauveur, parce que la société dans laquelle il vit est devenue plus complexe et que les menaces qui pèsent sur son intégrité personnelle et morale sont devenues plus insidieuses. Qui peut le défendre sinon Celui qui l’aime au point de sacrifier son Fils unique sur la croix comme Sauveur du monde ?

 

(…) « Salvator noster » : telle est notre espérance ; telle est l’annonce que l’Église fait retentir aussi en ce jour de Noël. Par l’Incarnation, rappelle le Concile Vatican II, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni à tout homme (cf. Gaudium et spes, n. 22). C’est pourquoi la Naissance de la Tête est aussi la naissance du corps, comme le notait le Pape saint Léon le Grand. À Bethléem est né le peuple chrétien, corps mystique du Christ dans lequel tout membre est intimement uni aux autres dans une totale solidarité. Notre Sauveur est né pour tous. Nous devons le proclamer non seulement en paroles, mais aussi par toute notre vie, donnant au monde le témoignage de communautés unies et ouvertes, dans lesquelles règnent la fraternité et le pardon, l’accueil et le service mutuel, la vérité, la justice et l’amour.

 

Communauté sauvée par le Christ. Telle est la vraie nature de l’Église, qui se nourrit de sa Parole et de son Corps eucharistique. C’est seulement en redécouvrant le don reçu que l’Église peut témoigner du Christ Sauveur à tous les hommes; elle le fait avec enthousiasme et passion, dans le plein respect de chaque tradition culturelle et religieuse ; elle le fait avec joie, sachant que Celui qu’elle annonce n’enlève rien de ce qui est authentiquement humain, mais qu’il le porte à son accomplissement. En vérité, le Christ ne vient détruire que le mal, que le péché ; le reste, tout le reste, il l’élève et le porte à la perfection. Le Christ ne nous sauve pas de notre humanité, mais il nous sauve à travers elle ; il ne nous sauve pas du monde, mais il est venu dans le monde pour que le monde soit sauvé par lui (cf. Jn 3, 17).

 

Chers frères et sœurs, où que vous soyez, que ce message de joie et d’espérance vous rejoigne : Dieu s’est fait homme en Jésus Christ, il est né de la Vierge Marie et il renaît aujourd’hui dans l’Église. C’est lui qui porte à tous l’amour du Père céleste. C’est lui le Sauveur du monde ! N’ayez pas peur, ouvrez-lui votre cœur, accueillez-le, pour que son Règne d’amour et de paix devienne l’héritage commun de tous.



Lire le texte intégral du Message du Pape Benoît XVI 

par Matthieu BOUCART publié dans : Benoit XVI communauté : Le champ du monde
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Lundi 12 mai 2008

 BENOÎT XVI

Collaborateur de la Vérité

  

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« Le Souverain Pontife parle au nom du Christ, non pas au nom de l’Eglise.

Il est vicaire du Christ , non pas de L’Eglise. »

 
(Charles Journet, « Petit Catéchisme sur l’Eglise », Editions Saint-Augustin-Saint-Maurice, 1985, page 18).

   


A comme...

Allemagne

Amour

C comme...

Charité

Conversion

Croix

D comme...

Dialogue inter-religieux


E comme...

Ecriture Sainte


Eglise

Election

Espagne

Eucharistie

Evangélisation

F comme...

Famille

Foi et Raison


I comme...

Incarnation du Fils de Dieu

L comme...

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M comme...

Mal et Souffrance

Marie

Miséricorde


Mission


Morale

P comme...

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Parole de Dieu

Passion du Christ


Pologne


Prêtre


Prière


R comme...

Relativisme

S comme...

Sacerdoce

Science et Foi


Sécularisation


T comme...

Témoignage


Turquie

U comme...

Unité des chrétiens

V comme...

Vie religieuse 
 

 

             

Sources : Site du Vatican - La Documentation Catholique 

par Matthieu BOUCART publié dans : Benoit XVI communauté : Le champ du monde
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Dimanche 11 mai 2008

Chers amis lecteurs,

Je vous souhaite à tous une très belle fête de la Pentecôte. Que le souffle de l'Esprit renouvelle vos coeurs et vous apporte la Paix, cette Paix que le monde ne peut pas nous donner, mais que le Seigneur accorde avec largesse à ceux qui lui obéissent.

Et mieux qu'un long discours sur l'action de l'Esprit Saint dans notre monde, je vous propose en ce dimanche de Pentecôte un témoignage de feu, qui manifeste la puissance de Dieu au coeur même de notre faiblesse humaine. Le témoignage décapant de Laurent Gay...

par Matthieu BOUCART publié dans : Audio-vidéo communauté : Praedicatho.com
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Samedi 10 mai 2008

Nous achevons notre Neuvaine de prière au Saint Esprit en nous tournant vers son indissoluble Epouse, la Bienheureuse Vierge Marie, et en implorant d'Elle son intercession toute maternelle en ce mois de Mai qui lui est spécialement consacré. Unis à sa prière, comme les Apôtres au Cénacle, nous confions à son Coeur immaculé les fruits de cette Neuvaine. Que l'Esprit Saint fasse descendre sur nous son feu, qu'il renouvelle son Eglise et embrase le monde entier du feu de son Amour!


Ô Marie, très digne Épouse du Saint-Esprit et Mère bien-aimée de mon âme, Toi qui, dès le premier moment de Ton existence, as été ornée des dons du Saint-Esprit et les as fait admirablement fructifier par une fidélité constante et un amour toujours croissant, daigne jeter un regard de compassion sur Ton enfant si pauvre, si indigne, prosterné ici à Tes pieds.

Je le confesse, à ma honte et à ma confusion, j'ai bien des fois, par mes péchés, contristé le Saint-Esprit et perdu le trésor de Ses dons ; j'ai été cause de la Passion et de la mort de Ton divin Fils ; j'ai abreuvé d'amertume Ton Coeur maternel. Ô Mère de miséricorde, je m'en repens de tout mon coeur, obtiens-moi pardon, oublie toutes les peines que je T’ai faites. Je suis résolu de me donner à Dieu sans réserve.

Ô Marie, qui, par Tes ardents désirs et Tes prières ferventes, as autrefois attiré le Saint-Esprit sur les Apôtres, prie-Le aussi pour moi. Par le mérite de Tes sept douleurs, obtiens-moi les sept dons du Saint-Esprit, ainsi que la grâce d'y correspondre fidèlement.

Obtiens-moi le don de Crainte, qui me fasse pleurer le reste de ma vie les péchés que j'ai commis, et éviter désormais tout ce qui déplaît à Dieu.

Obtiens-moi le don de Piété, qui me pénètre, à l'égard du Père céleste, d'une tendre confiance et d'un filial amour ; qu'il me fasse trouver, par sa douce onction, le joug du Seigneur léger et suave.

Obtiens-moi le don de Science, qui m'élève vers Dieu par le moyen des créatures, et m'apprenne l'art difficile d'en user ou de m'en abstenir selon qu'elles me conduisent à ma fin dernière ou qu'elles m'en détournent.

Obtiens-moi le don de Force, qui me rende capable de vaincre toutes les tentations du démon, d'accomplir toujours parfaitement mes devoirs et de souffrir généreusement toutes les tribulations de cette vie.

Obtiens-moi le don de Consei